Flaujagues

12 septembre 2012 par Patrice

Pour mieux connaître FLAUJAGUES, ses 779 hectares et ses 500 habitants, les Flaujaguais...
C’est là où la rivière flau (du latin fluctus, le flot et aygues (les eaux)…
Là où la vague du mascaret vient s’éteindre…

D’autres pensent que ce lieu était le fief de Flavius, noble romain installé dans la région, peut-être au lieu-dit Tabas, où l’on a découvert des tegulae (tuiles romaines) attestant de la présence gallo-romaine ; des bornes gallo-romaines (de calcaire) jalonnent le parcours de la Dordogne et on en a trouvé plusieurs sur les terres de Flaujagues.
Mais l’installation de l’homme y est bien antérieure, comme en attestent les sites néolithiques (lieux-dits Camenal, Chantereine et au port de Lamothe).

Le tracé de la commune est exactement celui de l’ancienne paroisse datant du 12ème siècle et bénéficie d’une ouverture de 4km sur la Dordogne. Son port, où accostaient les gabares et les barques qui permettaient d’aller sur l’autre rive à Lamothe-Montravel, a laissé une approche très fleurie sur la "rivière Espérance" où promeneurs et rêveurs peuvent venir méditer comme le fit l’écrivain Pierre Loti qui a séjourné quelques temps à Flaujagues (voir note ci-dessous).
La plupart des habitants étant protestants, Flaujagues n’a pas échappé aux guerres de religions. La tradition rapporte que les habitants y sont riches et occupent de fort belles maisons : il y a encore de belles demeures comme le Clos Fourcaud, la maison bourgeoise du Bel Orme. En revanche, du Prieuré du Priolat datant de 1475, existant encore au 18ème siècle sur les cartes, on a plus de trace.

L’église paroissiale, dédiée à Saint-Martin a été construite en 1614, sur un emplacement voisin de l’ancien bâtiment qui fut détruit par les huguenots. Au moment des guerres de religion, le curé de la paroisse a abandonné semble-t-il sa paroisse et les catholiques restèrent sans église pendant plus de 60 ans.
Saint-Martin est restaurée au 19ème siècle : un clocher à flèche classique est édifié sur une façade à fronton.

Ce dernier a subi plusieurs destructions ou déposes. En 1956, un nouveau clocher de section carrée couronnant la façade est construit. L’an dernier ce sont de nouveaux vitraux qui ont été installés et cette année, la sacristie a été restaurée.
L’emplacement du premier temple reste inconnu. En 1865, alors que l’exercice du culte réformé cesse, les temples sont alors démolis. Entre temps, les protestants se réunissent clandestinement jusqu’en 1822, puis la famille Fourcaud donne un terrain où le temple sera reconstruit en 1842, grâce à des dons et des souscriptions.

La place ombragée, arborée de tilleuls et marronniers, entre l’église et la mairie était le site de l’ancien cimetière et on peut voir certaines anciennes dalles funéraires faire office de bancs publics.

C’est d’ailleurs là où l’association inter paroissiale de Gensac organise, le dimanche immédiatement après le 14 juillet, sa messe annuelle en plein air.
Je vous y invite donc à venir pour assister, nombreux, le 18 juillet et de rester au repas qui suivra.

Note : une randonnée partant de cette place, fait le tour du village sur les pas de Pierre Loti, mariée à une fille du pays. Voir ici pour suivre cette randonnée de 7km (carte, trace GPX, photos...)

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