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JOLI MOIS DE MAI, JOLI MOIS DE MARIE

18 mai 2013 par Marie-Simone

Cette méditation que je vous livre, je l’ai lue dans mon missel. Elle m’a particulièrement "interpellé", tant elle me semble faire réfléchir sur les liens qui nous donnent des raisons de vivre, dans le monde actuel que nous vivons, terriblement matérialiste, particulièrement depuis une bonne trentaine d’années.
Ce qu’écrit Pierre-Marie Varennes, directeur de la rédaction de "Magnificat", dans sa rubrique "Faut pas rêver ?", à l’appui de l’oeuvre de Guillaume Dubufe, représentant Marie dans un monde où le rêve répond au rêve et l’âme à l’âme, m’a donné l’envie de vous en faire part :

A la charnière du 19ème et du 20ème siècle, le courant artistique le plus important ne fut pas l’impressionnisme, mais bien le symbolisme, dont le peintre Guillaume Dubufe fut l’un des maîtres. Ce mouvement se développa comme une réaction poétique et spirituelle contre le matérialisme, le positivisme et le rationalisme, qui menaçaient de conduire à la mort de l’art en disqualifiant tout sentiment du sacré.
Ainsi, Baudelaire, Verlaine et Mallarmé*, les pères du symbolisme, prophétisaient-ils que le matérialisme allait finir par briser tous les liens qui donnent des raisons de vivre : liens verticaux qui unissent les hommes à Dieu, liens horizontaux qui unissent les hommes entre eux.
Et Rodin d’expliquer que, quand l’homme moderne charge la science et la philosophie positiviste de lui donner le sens de sa destinée dans l’univers, la vocation de l’art est d’aller à contre-courant et de dépasser la science, de devenir "métascientifique", c’est-à-dire religieux.

Depuis le Moyen Age, l’art était le reflet de l’âme de la société. Désormais, dans un monde sans âme, l’art ne peut survivre que comme combat contre une société devenue rationnelle, triviale, inculte, marchande et bêtement laborieuse.
Les trois armes du Symbolisme, art polémique au sens propre, seront l’expression, qui libère de l’imitation de la nature, l’imagination, qui décompose le réel pour le recomposer selon les règles de l’âme, et l’onirisme, comme fuite en dehors de la rationalité.

Ainsi, dans cette Maison de la Vierge (illustration), la vibration d’une lumière blanche et diaphane nimbe le tableau comme une image sortie d’un rêve, une image où tout est mystère à déchiffrer.

Quel bel hommage, quelle belle conclusion que ces vers de Paul Verlaine :

"Il faut tout cela pour oser dire vos louanges,
Ô vous, Vierge Mère, ô vous Marie Immaculée,
Vous, blanche à travers les battements d’ailes des anges,
Qui posez vos pieds sur notre terre consolée."


*Stéphane Mallarmé, chef de file des poëtes symbolistes, était mon arrière grand oncle : aussi, de fait, j’ai une tendresse toute particulière pour les symbolistes, même s’ils peuvent sembler quelque peu mystérieux, voire peu compréhensibles, compliqués, mais tellement subtils, attirants et attachants car chercheurs des nuances de l’esprit, enquêteurs des états d’âmes et surtout.... visionnaires....

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