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LA SYRIE, TERRE DE VIE CHRETIENNE

28 décembre 2013 par Marie-Simone

La Syrie est une terre essentielle du christianisme. En tout premier lieu parce que l’apôtre Paul y a été baptisé et catéchisé. Ensuite parce qu’Antioche, qui faisait partie de l’horizon culturel syrien, a accueilli la première Eglise fondée par Saint Pierre : c’est là, que pour la première fois, les disciples de Jésus ont reçu le nom de "chrétiens".
La Syrie a été avec l’Egypte le théâtre fondamental autour de la question christologique du Vème siècle.
Située au carrefour de plusieurs mondes, la Syrie a toujours été un lieu de passage, d’invasions et de conquêtes.
La Syrie musulmane est née en 636, après la victoire des arabes sur les byzantins à Yarmouk. Elle a été occupée par les turcs ottomans de 1515 jusqu’à la première guerre mondiale. En 1860, des milliers de chrétiens ont été massacrés à Damas. Dès 1916, les français et les anglais ont décidé de découper le Moyen Orient : la Syrie est passée sous mandat français et est devenue indépendante en 1946.


Les Chrétiens sont de près de 2 millions soit 10% de la population. Ils sont grec orthodoxes, grecs catholiques, syriaques, maronites, chaldéens, latins, arméniens, assyriens et protestants.
Le conflit qui déchire le pays n’est pas dirigé contre eux, mais menace leur vie : la mort est partout. Beaucoup de quartiers sont inaccessibles et leurs maisons détruites. Même dans les zones "calmes", tout le monde vit dans la crainte d’un attentat, d’un enlèvement, d’un bombardement. Tout déplacement s’avère dangereux et de très nombreuses routes sont coupées. La neige, les grands froids envahissent le pays à cette époque. Il n’y a plus de travail, donc pas d’argent et les prix augmentent de jour en jour.... Se loger, se nourrir, se chauffer sont des enjeux cruciaux pour chaque habitant. Les plus riches ont mis leur famille à l’abri, à l’étranger. Les classes moyennes, modestes ou pauvres restent en Syrie, se déplaçant au gré des combats. D’autres se réfugient dans les pays frontaliers et espèrent encore pouvoir rentrer chez eux !
Localement, de multiples initiatives d’entraides entre communautés sont heureusement porteuses d’espoir.

Trouver un hébergement, du lait pour des enfants, des médicaments, des matelas.... négocier le retour d’un père enlevé ou emprisonné, ouvrir une école de fortune, apporter une parole de Paix et de réconciliation.... tels sont les défis que les prêtres, les religieux doivent relever quotidiennement, car c’est vers eux que se tournent spontanément les victimes du conflit.

Le Père Ziad Hilal, jésuite du Centre Saint Sauveur à Homs  : en ce 3ème hiver de siège, la violence monte dans la région. La moitié des 120 000 chrétiens ont fui la ville. Nous aidons 3 000 familles. Nous avons organisé une fête pour des enfants handicapés. Leurs familles étaient là : des chrétiens, des alaouites, des sunnites. Une femme s’est mise à pleurer : "ce n’est pas si difficile d’être ensemble. Pourquoi les politiciens nous entraînent-ils dans la guerre ?"

Monseigneur Behnam Hindo, archevêque syriaque catholique à Hassaké, ville refuge encerclée  : ici, la population a plus que doublé. Aujourd’hui, nous sommes entourés de tous côtés. Pénurie de denrées, prix multipliés par 5 à 10, revenus divisés par 3 quand ce n’est pas le chômage... Une grande partie des familles dites "moyennes" sont tombées sous le seuil de la pauvreté et viennent s’ajouter à la liste de ceux que nous aidons.

Frère Georges Sabe, mariste bleu d’Alep : les gens viennent chez nous pour partager leurs soucis, demander un conseil, calmer leurs corps et leur esprit, savoir qu’il est encore possible de compter sur quelqu’un.
Nous avons ajouté aux paniers alimentaires du pain qui n’est accessible aux familles qu’après une longue attente, parfois une journée entière, devant la boulangerie, dans des queues interminables au risque d’être blessé par des tirs ou des obus.

Soeur Monique, fille de la Charité, Hôpital Saint Louis à Bab Touma, quartier chrétien de Damas  : nous soignons aux urgences tous les blessés et accompagnons des familles déplacées, des traumatisés de la guerre, des enfants trouvés dans la rue, des femmes et des personnes âgées en détresse pour les mettre à l’abri des dangers. Ils sont soignés, nourris et logés. Nous avons besoin d’aménager le sous-sol de notre couvent pour protéger les familles et les jeunes des bombardements.



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