Accueil du site > Évènements > ATTENTAT DU 14 JUILLET A NICE

ATTENTAT DU 14 JUILLET A NICE

1er août 2016 par Brigitte


Michaël, 28 ans, était professeur de sciences économiques et sociales au lycée privé des Récollets de Longwy. Ses grands-parents François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans, ont aussi perdu la vie, tout comme sa mère, Véronique Lion, 55 ans, assistante maternelle près de Nice, où elle vivait avec Christophe Lion, ancien président du club de rugby de Longwy. Aujourd’hui seul rescapé de la tragédie, il a également perdu ses parents, Gisèle et Germain Lion, 68 et 63 ans, qui habitaient dans l’Aude.

Un rassemblement spontané et très digne a eu lieu vendredi soir, vers 19h, sur la Place Darche.

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies en hommage à cette famille d’Herserange (à côté de Longwy), décimée dans l’attentat de Nice. Certains proches ont déposé des fleurs, tous se sont recueillis dans une émotion palpable. Beaucoup ici connaissaient la famille.

Jeudi soir, quatre membres de cette famille étaient sur la Promenade des Anglais lorsque le chauffeur a foncé dans la foule avec son camion. Michaël Pellegrini, 28 ans, et professeur d’économie à Longwy, est mort aux côtés de sa mère Véronique Lion, une assistante maternelle de 55 ans. Les grands-parents de Michaël, François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans, les accompagnaient. Ils ont aussi perdu la vie. Les quatre habitaient « depuis toujours » à Herserange.

« Il y a beaucoup de choses qui se disent qui prêtent à diviser les citoyens. Dans ces moments-là, il est important de montrer qu’on est tous unis », affirme Rémi, 22 ans, venu se mêler aux quelque 250 personnes rassemblées devant la mairie. « On est debout. La meilleure chose à faire, c’est de continuer à vivre, à aller à des concerts », lance en écho un adjoint au maire, Jean-Luc Sacher.

Sur les marches, bougies et roses blanches sont déposées en souvenir de Michaël. « Il faut que ça s’arrête. Il faut arrêter ça », lance, ému, Kassim Amiri, un voisin venu se recueillir. La famille était connue à Longwy : du grand-père, artisan chauffagiste, à son petit-fils, un professeur aimé de ses élèves et de ses supérieurs. « Je n’ai pas de mots », déclare ému Christophe Fratini, proviseur de l’ensemble scolaire des Récollets. « On perd un collègue, je perds un ami. Ce n’est pas un manque, c’est un trou béant que l’on n’arrivera pas à reboucher de sitôt ».En larmes, une élève du lycée se souvient d’un professeur « jovial », « toujours souriant ». Sur la place, de nombreux rugbymen se mêlent à la foule. Le mari de Véronique, qui a perdu sa femme et son beau-fils, avait été le président du club de rugby de la ville, rappelle le vice-président du club, venu honorer une famille « estimée, connue », dans le bassin. »

Article extrait d’un journal luxembourgeois "L’essentiel"

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Suivre la vie du site RSS 2.0

Site réalisé avec SPIP 2.1.19 - Squelette ViaSPIP 2.1.10b