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La parabole du Fils Prodigue

20 mars 2010 par Hélène

Le 14 mars dans l’Evangile de Luc (15, 11-32), nous écoutions "La parabole du Fils Prodigue". Au fait pourquoi dit-on "Le fils prodigue" et non "Le fils aîné" ou "Le père et ses deux fils", car le fils aîné, il existe, il tient sa place de fils, à la fois belle et "moche" ! Si on me demandait mon avis, je dirais : "La parabole du Père Miséricordieux", car le Père, il est bon, envers l’un comme envers l’autre, toujours...

Mais voici plutôt quelques réflexions tirées de l’homélie du père Hugues :

"Il n’entre jamais dans la Vérité de Dieu qu’un seul de ses petits périsse", Charles Péguy.

"Un homme avait deux fils...", une famille... on fait les partages : 2/3 pour l’aîné qui doit rester sur la propriété et 1/3 pour le cadet, qui veut être libre (" faire ce que je veux ")... Le père est ainsi à l’abri de la misère. Il respecte ses enfants et leur liberté. Il ne veut pas qu’ils soient esclaves de lui. Aussi, il ne retient pas le second qui part.
Et ce cadet se rend compte d’un autre esclavage... La misère... Sa liberté est mise rudement à l’épreuve de la réalité (de la Vérité). Et, après avoir bien réfléchi ("Rentrant alors en lui-même"... ), il prépare ce qu’il va dire à son père quand il reviendra (..." je veux partir, retourner vers mon père et lui dire "... ).
Le père attendait (" Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut touché de compassion.")... Il a mal là où le fils a mal... C’est au fils de revenir, c’est important pour l’époque... Il sort son "baratin", c’est son arme. L’arme du père c’est l’Amour (..." il courut se jeter à son cou et l’embrassa longuement.").
Le fils aîné est bien sous tout rapport. Il ne s’est même pas aperçu que son père lui a donné son héritage (..." jamais tu ne m’as donné un chevreau à moi, pour festoyer avec mes amis.").
Tour à tour, on est l’un et l’autre fils. L’Amour de Dieu commence en nous et doit se tourner vers l’Autre. Il ne demande qu’à s’exprimer. Où en sommes-nous dans l’accueil de l’Autre ? Le fils aîné est campé devant l’arrivée de son frère "impur". Sommes-nous assez accueillant à la nouveauté de Dieu, qui n’est pas seulement nouveauté mais Amour qui nous serre bien fort (..." tout ce qui est à moi est à toi.").

"C’est un trésor qui nous accompagne", Charles Péguy.


"Un homme avait deux fils..."

(En italique, la Parole de Dieu selon st Luc, chapitre 15 du verset 11 au verset 32.)

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