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LES "SAINTES" SOUPES (8- Soupe de Saint Antoine le Grand)

16 janvier 2011 par Marie-Simone

Rien de meilleur qu’une bonne soupe pour nous réchauffer le corps, le coeur et l’âme.

En ces mois d’hiver, sous forme de feuilleton, (environ 20 épisodes) nous vous présenterons des recettes de soupes avec un court historique de son origine ou du saint inspirateur.

RUDIMENTAIRES SONT CERTAINES SOUPES, ELLES N’EN SONT PAS MOINS DELICIEUSES SI ELLES SONT PREPAREES PAR UNE MAIN AIMANTE ET DES PRODUITS FRAIS.

F.L. Stagg

SOUPE DE SAINT ANTOINE LE GRAND

Proportions pour 4 à 6 personnes

4 cuil. à soupe d’huile au choix - 200 g d’orge - 3 carottes râpées - 2 poireaux émincés - 1 feuille de laurier - 30 g de persil ou de cerfeuil frais, hâché - sel au goût - 1,5 litre d’eau - 1 cube de bouillon - quelques champignons hâchés (facultatif).

Verser l’huile dans une marmite, ajouter l’orge en remuant constamment pendant une bonne minute. Ajouter immédiatement les carottes, les poireaux, le laurier, le persil (ou cerfeuil), du sel et l’eau.

Cuire la soupe à feu doux à moyen pendant 45 minutes (jusqu’à ce que l’orge soit tendre). Rajouter de l’eau si nécessaire.

Pour améliorer la saveur, ajouter un cube de bouillon et des champignons hâchés. Servir chaud.

 

 

SAINT ANTOINE LE GRAND

Né en Egypte, en 251, à Côme dans une famille assez riche d’agriculteurs égyptiens fervents chrétiens, il devient orphelin à dix-huit ans avec une sœur cadette à élever. Il prend l’Evangile à la lettre, à l’âge de vingt ans : "si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres et suis-moi". Il distribue tous ses biens aux pauvres, après avoir installé sa sœur selon ses vœux dans une communauté féminine, puis il part en 285 vivre en ermiteà Pispir, en plein désert, dans un fortin romain abandonné sur la route de la mer rouge, imitant les nombreux anachorètes qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté aux alentours des bourgs. Il subit les tentations du diable ; mais, si pour le Christ cela ne dure que quarante jours, pour Antoine c’est plus long et difficile, les démons s’attaquant à sa vie. Antoine résiste à tout et ne se laisse pas détourner par les visions enchanteresses qui se multiplient.Il subvient à ses besoins par le jardinage et le tressage des nattes.

Peu à peu, saint Antoine le Grand a des disciples qui viennent suivre son enseignement. Ils vivent à proximité dans des grottes et l’écoutent prêcher, s’associent à lui pour prier. Au fil des ans, ils se regroupent en différents noyaux de disciples choisissant un plus ancien à leur tête, puis Antoine comme guide spirituel. Ils sont à l’ouest et à l’est du Nil. Saint Hilarion le sollicite en 307 pour obtenir des conseils sur la façon d’organiser u monastère dans l’actuelle région de Gaza, considéré comme l’un des premiers de la chrétienté.

Vers 312, saint Antoine s’éloigne davantage pour s’isoler. Il va en Thébaïde, sur le mont Qolzum (où se trouve aujourd’hui le monastère Saint-Antoine). Le Diable lui apparaît encore de temps en temps, mais ne le tourmente plus comme autrefois. Vénéré par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu’à la violence.Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine sont appelés anachorètes s’opposant aux cénobites qui choisissent la vie en communautés monastiques.

Il était extrêmement connu et vénéré à l’époque médiévale comme guérisseur des hommes et des animaux. L’empereur Constantin figure au nombre de tous ceux qui le consultèrent pour obtenir ses conseils spirituels.

L’Eglise fête Saint Antoine le Grand chaque 17 janvier.

 

 

 

 

 

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