Accueil du site > Vie culturelle > Saintes soupes > LES "SAINTES" SOUPES (13 - SOUPE DE SAINT PATRICK AU CHEDDAR)

LES "SAINTES" SOUPES (13 - SOUPE DE SAINT PATRICK AU CHEDDAR)

20 mars 2011 par Marie-Simone

Rien de meilleur qu’une bonne soupe pour nous réchauffer le corps, le coeur et l’âme.

En ces mois d’hiver, sous forme de feuilleton, (environ 20 épisodes) nous vous présenterons des recettes de soupes avec un court historique de son origine ou du saint inspirateur.

 

QUI MANGE DE LA SOUPE DE L’ENTREE AU DESSERT, VIVRA CENTENAIRE.

Proverbe

 

SOUPE DE SAINT PATRICK AU CHEDDAR

Proportions pour 4 à 6 personnes :

2 poireaux - 2 pommes de terre - 4 carottes - 50 g de beurre - 1,5 litre de bouillon (de viande ou de légumes) - 1 gousse d’ail hâchée - 1/2 cuil à café de thym moulu - 1/2 cuil à café de sauge moulue - sel et poivre au goût - 25 cl de crème légère - 150 g de cheddar irlandais Kerrygold (ou cheddar doux).

 

Nettoyer, peler et hâcher les légumes. Faire fondre le beurre dans une marmite et y faire revenir les légumes pendant 3 minutes en remuant souvent.

Ajouter le bouillon, l’ail, les herbes aromatiques et assaisonnements. Porter la soupe à ébullition, couvrir la marmite et laisser mijoter pendant 30 minutes.

Homogénéiser la soupe au mixer/plongeur électrique, puis la remettre dans la marmite. Ajouter la crème et le cheddar. Réchauffer sans laisser bouillir de nouveau. Servir chaud.

 

SAINT PATRICK, PATRON DE L’IRLANDE

D’origine britto-romaine, Patrick -ou Patrice- (dont le prénom de naissance était Maewyn Succat) serait né avers 385 en Bretagne insulaire, à Bannaven Taberniae, localité située près de Carlisle en Cumbrie. Son père, Calpurnius, était diacreet employé de l’administration et son grand-père était prêtre. Sa grand’mère était originaire de Touraine.

Selon la légende, à l’âge de seize ans, Maewyn Succat, est enlevé par des pirates irlandais, notamment "Niall, aux 9 otages", qui le vendent comme esclave. Durant ses 6 années de captivité (dans une cage), dans la province de Mayo, il est berger pour le compte d’un chef de clan irlandais. Peu religieux avant sa capture, il rencontre Dieu et devient un chrétien dévot.

En 411, il parvient à s’échapper après que Dieu lui ait dit, dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et de s’embarquer sur un bateau, supposé à 200 km de Waterford. Après trois jours de mer, il débarque sur les côtes anglaises, puis, peu après, les côtes françaises, où il devient prêtre. Vers l’âge de 32 ans, Maewyn Succat, retrouve sa famille qui l’accueille chaleureusement et le supplie de ne plus la quitter. Mais un peu plus tard, pendant la nuit, il eut des visions et entendit « les voix » de ceux qui habitent à côté du bois de Focult à proximité de la mer occidentale, qui criaient, d’une seule voix : « Nous t’implorons saint jeune homme, de venir parmi nous. » « Rendons grâce à Dieu, ajouta-t-il, qu’après plusieurs années le Seigneur a répondu à leur appel ». Il gagne ensuite les Iles de Lérins, près de Cannes dans le sud de la France, et s’installe au monastère de Saint Honorat, où il se consacre à des études théologiques pendant deux années. Puis, auprès de Saint Germain d’Auxerre.

En 422, il retourne en Irlande qu’il commence à évangéliser. Il sillonne toute l’Irlande prêchant, enseignant, construisant églises, monastères et écoles. Il fut réputé pour son courage héroïque, son humilité et sa bonté.

A Rock de Cashel, lors d’un sermon, il montre une feuille de trèfle : "Voilà la figure de la Trinité sainte". Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra ainsi le symbole de l’Irlande, grâce à Maewyn Succat. Selon certaines sources (les moines de Lérins en particulier), Saint Patrick aurait représenté la chapelle de la Sainte Trinité de l’Ile Saint-Honorat, qui présentait une forme architecturale proche du trèfle (une nef et trois chapelles circulaires), afin de représenter la Trinité. Il est ordonné évêque et prend le nom de Patricius (Patrice ou Patrick en latin). En langue gaélique, Patrick s’écrit : Pãdraig.

On pense que la plupart des druides (religion celtique d’Irlande) devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.

La légende raconte que c’est à ce moment-là qu’il chasse tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais : les serpents représentent l’« antique ennemi », c’est-à-dire Satan, rendu responsable de l’ignorance du Dieu véritable.

Après de longues années d’évangélisation, il se retire à Downpatrick, où il meurt le 17 mars 461. Il y est enterré aux côtés de Sainte Brigitte et de Saint Columcille, tous deux également patrons de l’Irlande.

A la mort de Saint Patrick, l’Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.

Saint Patrick n’a rien écrit sinon une « Confession de Saint Patrick » et les« Lettres à Coroticus » . Une prière lui est attribuée, "Faed Fiada" (le cri du daim), ou "canon de Saint Patrick".

L’Eglise le fête me 17 mars

 

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Suivre la vie du site RSS 2.0

Site réalisé avec SPIP 2.1.19 - Squelette ViaSPIP 2.1.10b